Un point sur la règlementation pour paddle

Règlementation panneaux
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Loisirs pour certains, compétition pour d’autres, le Stand Up Paddle (SUP) est un sport de glisse qui fait de plus en plus d’adeptes. Importé et popularisé en France en 2004 par le célèbre surfeur Hawaïen Laird Hamilton, le paddle se pratique sur mer, rivière, fleuve, lac ou étang. Si vous êtes tenté par ce sport nautique, sachez qu’il existe certaines règles que vous devez respecter. Dans cet article, vous découvrirez tout ce qu’il faut savoir afin de naviguer sereinement sur une planche rigide ou gonflable en territoire français.

Les conventions pour la pratique en mer

La mer ou l’océan est un terrain de jeu idéal pour de nombreux sports nautiques. C’est pourquoi, si vous faites un tour en bord de mer pour pratiquer le paddle, vous serez confrontés à toute une population tels que les surfeurs, les kayakistes et autres embarcations. Il a donc été décidé de mettre en place un cadre légal afin d’assurer votre sécurité ainsi que celle des autres. En l’occurrence, c’est la fédération de surf qui assure la gouvernance et la réglementation du SUP en France.

 

Embarcation de moins de 350 cm

En Stand Up Paddle, la distance qu’on prévoit de parcourir en mer est un élément que l’on doit connaitre à l’avance. En effet, les planches gonflables ou rigides qui sont inférieurs à 3m50 sont considérées comme des engins de plages. De ce fait, les pratiquants de paddle possédant ces planches ne pourront pas aller au-delà de 300 m. En d’autres termes, ils devront rester obligatoirement à moins des 300 m de la plage.

 

Embarcation de plus de 350 cm

A contrario, les boards dont la taille excède 3m50 entrent dans la catégorie des embarcations. Elles pourront dépasser les 300 m sans pour autant aller au-delà de 2 milles nautiques. En outre, il faut préciser que la loi impose d’avoir un matériel spécifique à bord lorsqu’on s’aventure à plus de 300 m du rivage. En effet, le surfer doit porter une combinaison de protection isotherme ou un gilet de sauvetage à la flottabilité de 50 N. Il a également pour consigne d’être équipé d’un moyen de repérage lumineux individuel, d’un dispositif de remorquage et d’un leash. Ce dernier est un dispositif indispensable qui permet d’être toujours relié à votre planche, même en cas de chute.

 

Météo

Avant de prendre la mer, il est primordial de vérifier la météo. Ceci est très important afin d’éviter les changements radicaux de vent et les orages. N’hésitez pas à jeter un coup d’œil sur la vitesse et la direction du vent. Sachez que la direction du vent peut faciliter ou compliquer la pratique de paddle. Autre point important qu’il convient de souligner est que, la pratique de paddle n’est autorisée que dans la journée. Si vous aviez en tête une petite balade nocturne en SUP, ce n’est pas permis.

 

Règles de priorité

Enfin, il est impossible d’évoquer la réglementation pour paddle en mer sans faire allusion aux règles de priorité. En effet, selon le code et les conventions régissant la navigation maritime, le paddle n’a de priorité que sur les bateaux à moteur n’ayant pas la restriction de capacité de manœuvre. Par ailleurs, en cas de rencontre entre deux pratiquants de paddle, la priorité revient à celui qui vient de la droite.

 

Les règles pour la pratique du SUP sur rivière / fleuve

Si vous passez vos vacances non loin d’une rivière et que vous pensez la descendre en paddle, quelques dispositions sont également à prendre.

 

Pratique diurne uniquement

Tout d’abord, sachez que la pratique du stand up paddle sur la rivière n’est autorisée qu’en journée. Il est donc proscrit de pratiquer la nuit pour des raisons évidentes de sécurité.

 

Eviter le port du leash

D’autre-part, une grosse différence avec la pratique en mer concerne le port de la laisse de sécurité. En effet, alors qu’elle est obligatoire en mer, le leash est interdit lors de la pratique du paddle en rivière. En effet, le fait d’être accroché à sa planche peut se révéler dangereux en cas de chute à cause des courants.

 

Equipement obligatoire

Selon la prescription en vigueur, il est obligatoire de porter l’équipement suivant lorsque la rivière est de classe 3 et/ou parsemée de gros rochers:

• Casque

Chaussures fermées

• Gilet d’aide à la flottabilité

 

Règles de priorité

Finalement, en ce qui concerne les règles de priorité, le pagayeur doit donner la priorité à toutes les embarcations de plus de 15 m (bateau de croisière, péniche, etc.).

 

Les consignes à respecter sur lac ou étang

Avant de se lancer en paddle sur un lac ou un étang, il est important de se renseigner au niveau communal. En effet, le SUP peut être interdit ou restreint dans certaines zones. Vous serez donc contraint de suivre les exigences locales. Dans tous les cas de figure, il est interdit de pagayer au milieu des baigneurs. Aussi, renseignez-vous sur les zones protégées présentes sur votre itinéraire.

 

Conclusion

En résumé, voilà les points principaux concernant la règlementation autour de la pratique du paddle selon les différents types de plans d’eaux. Vous êtes dorénavant informés pour pratiquer en toute sécurité ce sport qui a déjà conquis de nombreux adeptes à travers toute la France.

Si vous avez besoin de conseils sur le choix d’un bon SUP de randonnée, n’hésitez pas à consulter notre page dédiée au Stand Up Paddle.

Un commentaire

  1. Bonjour
    Ref 3 ième paragraphe. Il ne suffit pas que la longueur du flotteur dépasse 3.5m pour qu’il soit homologué comme SUP, il faut une attestation de conformité liée à la stabilité, l’étanchéité et la flottabilité du support

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